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Le bal a ouvert ses portes ici amuse-vous les licornes

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 les secondes à la regarder, sous son ombrelle se dénuder.

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Date d'arrivée : 04/01/2015
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MessageSujet: les secondes à la regarder, sous son ombrelle se dénuder.   Lun 5 Jan - 19:01


   
elle avait les yeux des pixels
   
yuri & jules

   
La musique, un bon vieux rock des années 80, elle résonne et fait vibrer les murs. Toi, t'es occupée à fumer, à danser. Tu fumes que du tabac, mais t'es d'humeur festive, et à la fois, t'es énervée. T'as envie... T'as envie d'un mec. T'as envie d'être amoureuse. T'as envie de vivre et d'oublier dans les bras de quelqu'un. Et t'as envie de lui. De voir ses belles fossettes. Ses beaux yeux bleus. De passer une main taquine dans ses cheveux. Et surtout, de le voir sourire.
Ouais. On pourrait croire que t'es amoureuse... Mais non. Tu l'es, à ta manière. Parce que c'est ton alter-égo et tu sais pas comment vivre sans lui depuis que tu l'as découvert. T'as envie de le chauffer, juste pour voir sa réaction. Juste parce que t'aimes le faire chier. La fenêtre ouverte, tu balances la fumée qui sort de tes lèvres dans la nuit. Tu mattes les étoiles comme si tu voulais les attraper. Comme si tu pouvais.
Des fois, tu t'imagines que t'as des super-pouvoirs. Que tu peux voler dans la nuit noire. Tu t'allonges sur ton lit, mais tu tiens pas en place cinq minutes avec un bouquin dans les mains. T'as besoin de te défouler.

Alors tu prends des risques : parce que t'as qu'une envie, c'est de voir Yuri. Que tu devrais pas jouer à ce jeu là, qu'il est dangereux, mais que l'envie te brûle les entrailles comme de vulgaires feuilles de papier qui se consumeraient sous le désir ardent.
Yuri, ça a beau être toi avec un phallus, vous êtes quand même pas si semblables... Mais vous êtes comme un animal. Surtout l'un avec l'autre... Surtout l'un envers l'autre.
Tes pensées divaguent vers tes géniteurs, qui n'en ont jamais rien eu à carrer de ta pauvre pomme. Tu tires sur ta clope, un soupir venant mourir sur tes lèvres. Mais t'en as rien à foutre. Des gens comme eux, tu t'en passes volontiers. Et puis, c'est à croire que maintenant que tu le connais, t'as plus besoin que de lui pour avoir un sourire sur la gueule.

Tu jettes un coup d’œil sur ta montre, et t'as juste envie de l'envoyer valser. Alors à la place, tu tires sur ta clope, encore et encore. On dit souvent que t'es insensible, Jules, que t'as pas de sentiments et qu'il faut s'accrocher pour espérer pouvoir te faire vivre milles tourments... Mais tu la sens, cette putain de nicotine qui t'annihile. Elle te crame, elle te crève. Et tu kiffes. « Putain, j'ai trop envie de le voir... » Tu dis, plus pour toi que pour quelqu'un d'autre. De toute façon, t'es seule dans ta piaule. Tu te regardes cinq minutes dans le miroir, et tu détaches finalement tes cheveux roux. Ta chambre, c'est un bordel innommable. Des culottes - propres, hein - traînent un peu partout, et des soutifs aussi. Toi t'as qu'un haut noir sur toi et un p'tit short qui cache rien. Mais Yuri, il a l'habitude. C'est ton pote, et t'es le sien. Y'a rien de sexuel entre vous, même quand tu lui roules des pelles parce que tu te sens seule.
Là, tout de suite, tu comprends pas. Parce que t'as chaud. Alors que t'as jamais chaud. T'as envie de lui. Et tes pensées, elles tournent que dans sa direction. Et ton corps, il s'embrase alors... Façon de parler. Mais tu décides de te foutre à poil, parce que t'as juste trop chaud. « On s'en tape. » T'as le temps de dire.
Et on toque à la porte.
Comme tu t'es allumée, d'un coup d'un seul, tu t'éteins. Ton cœur il ralenti, mais il se tape un sprint aussi. Il bat fort, mais lentement. Tu sais que tu devrais te rhabiller, parce que ça le fait pas d'ouvrir en étant débraillée et surtout dénudée... Mais ça t'empêche pas de braver le danger et d'ouvrir la porte en grand, un sourire de circonstance sur les lèvres.

   
crackle bones
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MessageSujet: Re: les secondes à la regarder, sous son ombrelle se dénuder.   Lun 5 Jan - 19:13



 

Jules & Yuri
 les secondes à la regarder, sous son ombrelle se dénuder.
T’as passé la journée à jouer au petit toutou, docilement tu t’es laisser aller en cours. Raisonnablement, comme ça, pour pas te faire virer, pour pas te faire remarquer, pour te plier au règlement… Mais c’est pas toi, toute cette journée t’as retournée les tripes rien que de constater à quel point tu t’es fais chier. T’as regardé les heures passer, les minutes, les secondes en silence, sans bouger d’un poils. T’en es même arrivé au point de regretter d’avoir osé te lever ce matin. T’aurais largement préféré rester à te morfondre dans tes draps pour toute la matinée, après quoi t’aurais sans doute pointé ton nez dehors pour aller écumer les bars ou vendre ta dope… Mais non, t’es resté coincé à regarder défiler les cours, les élèves, les professeurs, sagement, comme si c’était normal pour toi. T’as même pas profiter d’un petit moment de pause pour te griller un joint. T’as même pas essayé de remuer le petit doigt pour te faire remarquer. Tu voulais essayer. Oui, essayer de voir ce que ça pouvait faire d’être quelqu’un de normal, qui se fait pas remarquer et qui rentre dans le moule de la société. Tu le savais déjà, tout ça ce n’est pas pour toi. T’es plutôt du genre à passer au dessus du reste, parce que le reste tu t’en tape.

Finalement t’as rejoint ta chambre, pour aller t’enterrer dans ton lit, sous tes draps, pour te laisser dépérir jusqu’au lendemain. Tu voulais juste retrouver un peu de paix. Te faire oublier, disparaître, sans te préoccuper du reste. C’était sans compter sur ton charmant colocataire qui avait apparement décidé que cette soirée ne resterait pas tranquille. « Euh… Y’a quelqu’un qui doit venir, si tu vois ce que je veux dire… Ça te dérange pas d’aller faire un tour ? » Non, bien sûr que non, c’est normal. Tu le maudis intérieurement. Tu le déteste, lui, sa pouffe, son sourire désolé quand il te demande ça. Ouais, tu le hais. Pourtant tu courbe l’échine et tu dis rien. T’accepte, parce que t’as pas envie de te prendre la tête avec lui. Tu souhaite juste qu’il décide pas d’utiliser ton lit pour s’occuper de sa blonde… Tu prends ta veste avec tout ton petit monde dans tes poches et tu te sauve avant qu’il insiste trop… Tu sais déjà où tu vas aller te perdre même si t’en as pas le droit. Y’a toujours quelqu’un dans ce bas monde pour te remonter le morale quand tu passe des journées pareilles. Jules, la lumière des jours sombres. Jules, l’infirmière qui vient panser les plaies de l’âmes.

C’est comme ça que tu t’es retrouvé devant sa porte, hésitant à frapper. Et si elle était pas là ? Et si elle était occupée ? Tu t’en tape, pour toi et tes caprices faut toujours qu’elle soit opérationnel. Faut toujours qu’elle soit là quoi qu’il arrive, pour peu que tu l’ai décidé, à n’importe quel moment de la journée ou de la nuit. Alors tu toc sans plus d’hésitation, sans avoir le temps d’attendre. Comme si elle avait était là derrière la porte depuis cinq minutes à attendre le moment où t’allais te décider… Tu tombe des nues. Nue, ouais c’est ça le mot. Elle est nue, comme si c’était normal d’ouvrir la porte comme ça à n’importe qui. Un instant tu reste choqué, pas franchement préparé à être reçus de cette façon, mais tu te mets à sourire, pas franchement étonné venant d’elle. Puis tu vas pas le nié, la vision est plutôt plaisante malgré la surprise. « Tu m’attendais ou quoi ? » Tu blague pour pas montrer que t’es déstabilisé, pour pas passer pour un con aussi. « Aller rentre avant que tous les mecs se ramènent pour venir pisser devant ta porte » Tu la pousse légèrement pour rentrer dans sa chambre sans te faire prier plus longtemps. Tu referme la porte derrière toi en matant discrètement ce qu’elle offre à regarder. « Mon colloc’ à décidé de baiser ce soir, alors je me suis fais foutre dehors, ça te dérange pas que je squatte ? J’ai de l’herbe » Tu dis ça avec un large sourire en reportant ton attention ailleurs. Avec une telle proposition tu sais qu’elle dira pas non.


   
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MessageSujet: Re: les secondes à la regarder, sous son ombrelle se dénuder.   Lun 5 Jan - 20:11


 
elle avait les yeux des pixels
 
yuri & jules

 
Mais tu le sais : c'est lui. C'est Yuri.

Alors tu vas ouvrir, parce que tu t'en tapes en fait. T'es vraiment pas pudique, alors ça t'arrête pas. En le voyant sourire, tu réfléchis pas plus et tu lui saute au cou pour l'embrasser jusqu'à en perdre haleine. Puis tu le lâches, comme si tu t'étais brûlée. Tu baragouines un « Désolée. » et tu mythones que t'as déjà commencé à boire toute seule. C'est faux, il le sait aussi bien que toi. Mais t'oses pas avouer qu'il t'a manqué. Tu lui tends le reste de ta clope, un sourire sur tes lèvres rougies. Et tu le regardes de haut en bas, ton clone, ton double. Il est sexy. Pour pas changer.
Mais ça te fait tout et rien à la fois. La chaleur, tu la ressens dans le creux de ton ventre. Mais elle y reste, sage, soumise. Tu pars fouiller dans ton armoire à la recherche d'un petit haut et d'une culotte à enfiler. Rien de trop extravaguant ni de trop couvrant, on ne sait jamais si la soirée venait à déraper... Surtout lorsque le beau brun te fixe de son regard saphir. De son regard empli de désir.
Tu sais qu'il matte tes fesses rebondies, puisque tu lui offres sur un plateau d'argent garni. Mais tu t'en fous : tu sais qu'il n'y a rien entre vous. Jamais. Et pourtant... Pourtant...
Pourquoi l'idée n'arrête-t-elle pas de t'effleurer ? Tu te mordilles la lèvre inférieure, et tourne vivement la tête, comme si ça pouvait t'aider à faire s'envoler les pensées les plus impures qui franchissent la limite de ton cerveau de crevure.

Tu le laisses entrer, même si il n'a pas vraiment demandé ; car déjà, son corps se presse contre toi : il te pousse presque pour pénétrer dans ton intimité. Enfin, celle de ta chambre. « Comment t'as deviné que je t'attendais ? » Ronronnes-tu, minaudant à l'excès, pour mieux le vexer. Pour mieux t'amuser. Parce que t'aimes le taquiner, parce que t'aimes le charier et surtout l'énerver. « J'étais tellement en manque du grand Lazarev que je me frottais à ma porte comme une chienne en chaleur. » Tu murmures, tout près de son oreille, pour mieux l'aguicher ; pour mieux l'enticher.
Parce que t'as envie de lui, ce soir, c'est indéniable. Inévitable. Et qu'en réalité, ça t'emmerde à un point pas possible. Yuri, ça a toujours été un ami. Le meilleur, peut-être. Alors c'est impensable qu'il se passe quelque chose.
C'est impensable que vous passiez le cap.
Mais c'est aussi douloureux d'imaginer qu'il ne se passera jamais rien entre vous deux.
Parce que Yuri, il est trop sexy pour appartenir à toutes les autres et pas à toi.
Parce que Yuri il a ce quelque chose qui fait que tu saurais pas te contenter de tes doigts.
Mais force est de constater qu'il faudrait se reconcentrer. Pour pas lui sauter dessus ; pour pas regretter de l'avoir perdu. « Ca se trouve, j'adorerais ça, qu'ils viennent tous pisser devant ma porte. Je t'avais pas dit que j'avais des fantasmes un peu dégueulasses ? » Tu tentes de garder ton sérieux, mais t'y arrives pas bien longtemps.

Tu peux pas garder ton sang froid devant la tête qu'il fait. Surtout que même toi, ça te dégoûte ce que t'oses proférer. Heureusement que tu t'es rhabillée : ça évitera peut-être, grâce à une flemme certaine, que la soirée en vienne à déraper. Quoi que... Mais c'est pas comme si t'allais le violer, de toute façon. « Si tu veux, la prochaine fois, pour lui foutre le seum, on a qu'à le jarter pour s'adonner aux mêmes plaisirs que lui. » T'hausses les épaules, mime l'impassibilité alors que ta proposition ne parvient qu'à t 'émoustiller. « M'enfin, tu dois pas manquer de nanas avec qui le faire rager. » Tu te renfrognes, affiche même une moue contrite sur ta trogne. Ca ne te plaît pas de l'imaginer dans d'autres bras...
Et ça te choque.
Parce qu'il y a quelques semaines, voire même quelques mois, t'y pensais même pas.
Parce que Yuri, t'y as pas le droit.
Alors pourquoi tu peux pas t'empêcher de rougir de colère en l'imaginant s'adonner à des plaisirs charnels avec une belle hirondelle ?
Y'a que moi qui ait le droit, t'aimerais hurler. QUE. MOI. Mais tu te tais. Encore. Toujours. « De l'herbe ? Tu m'intéresses. » Tu souris, et montres la bouteille de Jack Daniels qui trône sur une table de nuit. « On a de quoi s'amuser en attendant que ton colloc' ait fini de troncher sa chérie. » Tu t'approches de la chaine stéréo qui trône dans un coin, et qui t'a valu plus d'un mois d'économies pour l'allumer et faire péter le son. Sauf que t'avais oublié que la musique, déjà, résonnait. Parce que Yuri te fait tourner la tête... Parce que Yuri te fait avoir l'air bête.
Mais t'as bien l'intention de t'éclater... Surtout pour oublier les pensées débauchées qui passent sans cesse par ta caboche. Surtout pour oublier que tout ce que t'as envie, c'est de lui passer sur le corps.

En espérant qu'abuser des bonnes choses ne fera pas pire que mieux. En espérant que tu ne succomberas pas à l'appel des cieux.

 
crackle bones
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MessageSujet: Re: les secondes à la regarder, sous son ombrelle se dénuder.   Lun 5 Jan - 21:16



 

Jules & Yuri
 les secondes à la regarder, sous son ombrelle se dénuder.
La porte c’est ouverte, comme Jules est ouverte. Ouais c’est ça, exactement, elle est open. Comme les nanas chez qui tu vas quand t’as un coup à tirer. Comme les nanas qui t’appellent en désespoir de cause, parce qu’elles en ont marre de se tripoter seules. Mais Jules elle est pas comme ça normalement. Jules, pour toi, c’est pas ce genre de filles. Pour toi c’est une princesse, une pour qui tu donnerais ta vie, la femme idéale. Mais pour réconforter, pour rigoler, pour s’éclater, pour planer, pas pour baiser… Non, y’a jamais eu de ça entre vous, parce que tu la respecte trop, parce que pour toi, elle compte trop. Tu te connais trop bien pour savoir que ça ne fonctionnera jamais si vous voulez plus. Parce que t’es trop mauvais et que jamais tu pourras lui donner tout ce dont elle peut rêver. Pourtant, t’y a déjà pensé, ça t’es déjà arrivé de t’imaginer la chevaucher. De t’imaginer t’abandonner dans ses bras, dans son corps, dans son coeur. Mais comme une promesse muette, vous n’avez jamais succombé, vous n’avez jamais couché. Alors la voir comme ça, toute nue devant toi s’est perturbant, déstabilisant, bandant… Puis elle vient t’enlacer, t’embrasser. T’embrasser et te terrasser. Même si c’est furtif ça à le don de te retourner la tête, les tripes et tout le bordel que t’as à l’intérieur de toi. Même si c’est peut-être déjà arrivé, t’étais sans doute trop pété pour saisir l’instant, pour en profiter, pour graver à jamais la sensation que ça fait. Puis t’as jamais eu le droit d’en profiter, parce qu’avec Jules ça fonctionne pas comme ça. Pourtant son attitude ne devrait pas te choquer, elle a toujours été comme ça depuis que tu l’a connais. Non tu devrais pas être choqué, mais c’est pas comme d’habitude… Elle s’excuse, comme si y’avait de quoi. Non, tu vas pas lui en vouloir, tu vas pas l’engueuler, tu peux que sourire comme un con d’avoir effleurer un instant son corps, ses lèvres, son âme. C’est vraiment à croire qu’elle t’attendait pour te faire une blague. Justement, toi t’as dis ça pour rire, pour éviter de rendre ça trop sérieux. Mais elle fini de rendre le truc encore plus perturbant en te répondant ça et en agissant comme ça avec toi. Elle vient contre toi, ronronner, murmurer, se presser. Y’a cette putain de chaleur qui monte en toi, comme si c’était plaisant. Ouais ça l’est, mais il ne faut pas. Elle a pas le droit de faire ça, encore moins de parler comme ça. « Ouais, en manque ça y’a pas de doute… Mais tu sais pas encore de quoi chérie » T’essaye de rentrer dans son jeu, pour pas montrer que c’est vraiment trop louche. Tu la regarde en lui faisant un petit clin d’oeil, mais t’es pas franchement sûr de toi. Et si ça se voyait que pour une fois tu reste pas de marbre ? Et si t’es putains de joues se mettaient à rougirent parce qu’elle t’enivre dangereusement avec son petit jeu ? Non, c’est sans doute la fatigue, rien de plus.  Puis elle a le don pour te faire facilement sortir de tes idées malsaines et calmer le feu dans ton corps avec son humour dégelasse. Tu soupire presque intérieurement, soulagé qu’elle revienne à la Jules que tu connais.

Vaut mieux rentrer, pour aller se calmer, pour se changer les idées. Puis tu veux qu’elle enfile un truc au lieux de s’exhiber comme ça. T’es déjà entrain de savourer l’idée que c’est à toi qu’elle a ouvert la porte et pas un autre. Même si tu sais qu’il c’est jamais rien passé entre vous et que ça n’arrivera sans doute pas, tu peux pas t’empêcher de vouloir la protéger. Qu’elle soit à toi, uniquement à toi, parce qu’il n’y a que toi dont elle doit s’occuper, que toi qu’elle doit soigner, que pour toi qu’elle doit ouvrir la porte quand tu te fais virer par ton colocataire. Pourquoi tu lui as dis ça ? La voilà qui recommence avec ses allusions bizarres. Non, elle doit sans doute avoir abuser d’alcool ou de fumette en ton absence pour penser comme ça. « T’es en chaleur ou quoi ? » Tu arc un sourcille en souriant, tu veux toujours pas lui montrer qu’a tes yeux c’est vraiment étrange. Non, au pire tu veux juste lui faire croire que c’est un jeu marrant, puis la suite de ses paroles vient facilité la tâche. Si elle espérait te taquiner, elle tends le bâton pour que tu fasse de même avec elle. « Ho, mais mademoiselle Alkaev est jalouse à ce que je vois, bon aller promis la prochaine fois je ferais appel à toi au lieu d’une autre » Tu souris de nouveau, un sourire complice. Que toi tu agisse comme ça te semble naturel, mais pas vraiment quand ça vient d’elle. Toi t’es taquin, t’es qu’un con, qu’on enfoiré, elle le sait. Mais c’est la première fois que tu la vois comme ça, même si c’est plutôt marrant de la voir presque bouder. Presque, parce qu’elle doit sans doute jouer la comédie. Oui, tout ça n’est qu’un simple jeu. Toute votre relation n’est qu’un jeu depuis le début. Pourquoi ça changerait si vous décidiez de passer aux choses sérieuses ? Non, tu veux même pas y penser, parce que tu sais que c’est un jeu dangereux où tu perdrais sûrement… Tu préfère fumer des joints avec elle, oublier le monde avec elle, rêver avec elle. Elle aussi c’est ce qu’elle veut, elle a même de quoi boire pour accompagner tout ça, ton invitation à l’improviste est donc de bonnes augures. Tu prends donc tes aises en jetant ta veste sur un coin de son lit, comme si c’était chez toi. « Ouais, à mon avis il en a pour un moment avant de trouver l’entrée… A moins qu’elle soit inratable chez elle… » Tu pense à voix haute en sous-entendant des trucs vraiment déplacés, mais y’a de quoi, même si la soirée s’annonce bien plus agréable ici que dans ton lit. Te retourne à l’instant présent pour remporter de nouveau ton attention sur elle, sur elle et son sourire, elle et son t-shirt trop court, elle et ses jambes dénudées. Tu souris de nouveau, mais discrètement, t’es satisfait de ce que tu vois, même si c’est mal de mater comme ça. Tu t’approche d’elle, mal assuré et maladroitement tu vas lui prendre la bouteille qu’elle a dans les mains. T’as plus envie d’attendre pour décoller et profiter de cette soirée. Tu bois goulument à la bouteille, comme si t’étais assoiffé, comme si c’était de l’eau et non pas du whisky qui venait taillader ta gorge. « A ta santé la chaudasse » Tu dis ça dans un rire, enlaçant sa taille d’un de tes bras tout en lui tendant la bouteille de l’autre. L’alcool vient déjà réchauffer ton corps et ton esprit, faisant s’envoler l’amertume de la journée.


   
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MessageSujet: Re: les secondes à la regarder, sous son ombrelle se dénuder.   Mer 7 Jan - 15:51


 
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yuri & jules

 
Yuri. Il t'énerve, il t'agace. Et la bécasse qui s'improvise chasseuse se retrouve proie, alors que son roi semble s'amuser à la casser, à mieux la terrasser. Tu comprends pas ce qu'il se passe Jules, pourquoi vous jouez tous les deux avec le feu, de là à mettre en jeu une amitié qui dure depuis des mois, si pas des années.
Jules, t'es qu'une crapule. Une chienne en chaleur qui sait pas être satisfaite, qui sait pas se contenter de ce qu'elle a déjà en tête. Mais c'est un peu ça le souci, aussi : y'a personne à qui tu penses. Personne qui t'intéresse. A part Yuri. Parce que Yuri, c'est tout et c'est rien. Yuri, c'est un bon ami. Sans cesse, avec lui, tu ris.
Mais là tu devrais pas le tenter comme ça. Tu devrais pas le charrier en lui montrant les parcelles de peau qui relèvent de l'intimité. Parce que c'est en dévoiler trop : peut-être qu'il changera d'avis sur toi. Peut-être qu'il prendra conscience du genre d'allumeuse que t'es. Mais ça, c'est même pas la vérité : parce qu'il n'y a que ce soir que tu es aussi émoustillée. Il n'y a qu'avec Yuri que tu as de telles envies.
Ca fait déjà un moment que tu les faire taire dans un coin de ta tête... Mais là, t’arrive plus. Et c'est pas comme si t'avais fait exprès qu'il arrive pile au moment où tu étais à poil. Si t'avais voulu un plus mauvais timing, t'aurais pas pu faire mieux.

Tu tripotes le piercing qui couvre une ailette de ton nez, te mordillant la lèvre inférieure pour trouver la remarque cinglante à lui rétorquer. Puis tu trouves, comme par éclair de génie. « En tout cas, je suis certainement pas en manque de toi. » Tu siffles entre tes dents, prenant un air mauvais alors même que tu le taquines. Surtout qu'au moment où tu dis ça, tu n'as que des pensées salaces qui passent par ta tête de chaudasse. « Je ne suis pas en chaleur ! Rho ! J'ai juste chaud, et ça me fait tourner la tête... Et puis si on peut plus déconner... Tsss, t'es devenu emmerdant Yu'. » Tu croises les bras sur ta poitrine, une moue boudeuse venant assombrir ton minois pourtant si joyeux d'habitude.
Mais Yuri n'a pas tort : tu es bizarre ce soir. Le pire, c'est que tu n'as même pas encore picolé... Mais simplement, tu te sens seule. A croire que bientôt, des toiles d'araignées vont venir orner ton intimité. Parce que tu ne te souviens pas de la dernière fois où elle a été enlacée, et même visitée. « Pfff ! » Maugrées-tu. « Je ne prends que les Hommes moi. Les p'tits cons dans ton genre, t'sais...» Elle hausse les épaules, un sourire venant retrousser ses lèvres. Elle ne peut pas s'en empêcher : elle aime trop le vanner. Et puis, de toute façon, c'est bien réciproque vu toutes les perches qu'ils se tendent depuis que Yuri est arrivée dans sa chambre.

Tu te rapproches de lui, pour lui tirer les joues comme tu le ferais à un bambin. Il faut arrêter ce genre de pensées qui ne font que t'accabler. Et pourtant, à être si proche de lui que tu pourrais presque sentir son haleine contre ta peau, voilà que tu t'embrases encore une fois. Ton geste se fige, et alors que tu devrais récupérer ta main qui agrippe encore sa peau, tu en es incapable. Tu te recules finalement, tournant la tête de droite à gauche. « Pfiou ! Le Jack me tape déjà dessus sérieux. Désolée, j'ai eu une absence. » Tentes-tu de plaisanter, alors qu'il est clairement visible que tu es mal à l'aise.
Putain sérieusement Jules, pourquoi tu peux pas te contenter des petites fripouilles qui sont nuée dans ce lycée à l'allure si spéciale ? Pourquoi faut-il que tu leur préfère Yuri, tellement différent, tellement inaccessible ?
Parce que tu peux pas, avec Yuri. Parce que c'est un ami. Parce que ce serait comme si tu couchais avec quelqu'un de ta famille...
Sauf que oui : il l'est pas, de ta famille. Pas de sang en commun. Rien, à part des centres d'intérêt particulièrement centrés sur les fêtes, l'alcool et les produits illicites. Et puis, tu refuses d'être l'un des noms qu'il pourrait ajouter sur son tableau de chasse. Une fille de plus à être passée dans son lit, pour ne plus jamais y revenir.
Surtout que tu tiens bien trop à lui, à ton Yuri.
Alors il faut vraiment que tu te sorte ces idées de la tête. Que tu garde les pieds sur terre. Mais étant donné ce qu'il a ramené pour s'amuser, ça ne risque pas d'être aisé. « T'es dégueulasse. » T'éclates de rire devant ses allusions. « Tu l'as déjà vue ? A moins que tu l'aies "essayée" avant lui ? » T'essaies de garder le sourire alors que cette simple pensée te donne la nausée.

Tu comprends pas ce qu'il se passe dans ta tête et dans ton cœur, Jules. C'est juste un crépuscule, oscillant entre différentes couleurs, entre différents sentiments qui te mettent la tête à sac et le coeur en dérive. Yuri, il s'approche encore de toi, pour prendre la bouteille d'alcool. Mais rien que l'avoir à quelques maigres mètres de toi, t'as envie de lui sauter dessus. Tu expires un grand coup et ne te défait pas de ton sourire, histoire de tenter de lui faire croire que tu ne ressens rien ; que rien n'a changé. « Eh ! Ca coûte un bras sérieux Yu ! T'abuses, c'est pas de la flotte... » Tu ronchonnes, en récupérant rapidement ton pêché mignon entre tes doigts avides. Tu ne te fais pas plus longtemps prier avant d'en boire une longue rasade. Ce n'est pas le moment de réfléchir : de toute façon, tu en as assez de te prendre la tête aujourd'hui avec votre relation, où qu'elle en soit, où qu'elle aille. « A ta santé, gros con. » Tu ris, alors même que le contact de ses doigts autour de ta taille t'électrise. « J'aime bien, comme ça. Être contre toi. » Tu lui murmures, te laissant presque aller dans ses bras. Oh, tu devrais pas, et t'es même pas encore pétée, mais t'en as assez alors même si t'assumes pas ce que tu veux, au moins tu ne décides plus de rien. C'est lui qui décidera de la destination que vous prendrez. C'est lui qui décidera si oui ou non il veut t'embrasser.
Parce que c'est facile de cacher ses désirs devant un comportement infantile. Et que tu l'as toujours trop fait.
Parce que la vérité, c'est que t'as envie de Yuri depuis le jour où tu l'as rencontré.

 
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MessageSujet: Re: les secondes à la regarder, sous son ombrelle se dénuder.   Mer 7 Jan - 23:10



 

Jules & Yuri
 les secondes à la regarder, sous son ombrelle se dénuder.
C’est un jeu dangereux. Un jeu qui te plait, mais dangereux… Parce que tu sais pas où ça va te mener, vous mener. Mais tu sais aussi que c’est elle qui a commencée. C’est elle qui cherche, c’est elle qui s’exhibe, c’est elle qui te provoque avec le corps comme avec les mots. C’est elle qui donne le bâton pour se faire battre. C’est elle qui dirige la danse, même si tu refuse. C’est elle qui peut te faire exploser, comme te calmer. C’est elle qui marche sur l’équilibre fragile de ton esprit, de ton corps, de ton coeur… Mais toi tu veux pas. Tu veux pas lui donner raison. Tu veux pas lui montrer que ça te fait de l’effet, que ces mots creusent, que son sourire dévaste, que son corps te t’achève. Ouais, tu t’es laissé emporter dans son maudit jeu, parce que c’est pas si simple de lui résister. Parce que tu voulais jouer au plus malin, ne pas lui donner raison. Le problème c’est que Jules elle a toujours les mots pour casser. Tu le sais qu’elle est pas en manque de toi. Tu le sais ouais, t’as pas besoin de l’entendre dire. Elle l’est pas et le sera jamais. Parce que t’es pas fait pour t’immiscer suffisamment dans son coeur pour la rendre dépendante. T’es pas fait pour devenir sa drogue. T’es pas fait pour qu’elle t’aime, qu’elle t’aime tellement qu’elle finira par te haïr de tout son être. Non, toi t’es juste fait pour être le bon pote, celui avec qui on déconne en disant des conneries pour se voiler la face, celui avec qui on plane autour d’une bonne bouteille et d’un splif… C’est douloureux d’entendre la vérité Yuri ? Ouais, c’est douloureux d’entendre qu’elle manque pas de toi, c’est douloureux d’entendre qu’elle est pas en chaleur à attendre que tu veuille bien t’occuper d’elle, c’est douloureux de comprendre que tu seras jamais cette personne à ses yeux. C’est encore plus douloureux de savoir que les mots les plus doux que vous pouvez vous glisser sont juste des vacheries de mauvais goût qui vexent plus qu’ils ne font plaisir. Alors tu peux juste lui sourire comme si c’était drôle. Comme si ça te faisait rien. Tu capitule. Oui tu capitule, parce que tu sais que si tu répond ça risque de partir loin, tellement loin tu seras pas capable de revenir. Tu peux juste rester là comme un con à accepter. Accepter malgré toi, comme tu l’as toujours fait, parce qu’elle t’appartiendra jamais. Jules c’est un oiseau qu’on attrape pas. Jules c’est la papillon qui se pose sur toi que quand il en a envie, qui s’envole au premier coup de vent. Jules c’est la liberté. Jules c’est l’esprit sauvage qu’on dompte pas. Jules c’est aussi une conne des fois. Une conne qui sait pas quand il faut s’arrêter. Parce qu’elle s’acharne quand elle voit que c’est facile. Comme le poison d’une piqûre elle vient te dévorer le sang. Un poison qui fait toujours plus de bien que de mal. C’est pour ça que tu peux rien dire même si ton égo vient de crever devant elle… Un petit con. Elle te connaît trop bien. Ouais, Jules elle a besoin d’un homme, un vrai, qui l’emmènera rêver, qui sera toujours prêt à l’aimer, à la supporter, à la dévorer, à la combler. Pas d’un lâche comme toi qui se barre en courant quand ça devient trop sérieux, quand y’a de l’amour en jeu… Elle a compris alors même qu’elle ne connaît pas cet aspect de ta vie. Elle a compris alors elle sourit, un sourire arrogant, agaçant, mais toujours aussi enivrant. Alors tu la ferme, tu dis toujours rien, la laissant savourer son triomphe sur ton égo.

T’auras d’autre occasions de la remettre à sa place. D’autres occasions de creuser son âme comme elle le fait avec toi. D’autres occasions de prendre ta revanche sur elle et sa certitude. D’autres occasions de lui prouver que t’es pas si con que ça… Que t’es pas si con de l’aimer, de l’aimer simplement pour ce qu’elle est, pour ce qu’elle fait. Comme quand elle revient frapper ton âme en plein coeur pour taquiner tes joues. Comme si t’étais qu’un gamin qui comprend rien. Un gamin qui se laisse aller sous ses mains. Même si elle fait mal, même si s’est mal. Tu bénis trop ces moments de complicité pour la laisser s’envoler, pour essayer de lui échapper. Même si c’est pour rire, même si c’est pas sérieux à ses yeux. « Petite joueuse » T’essaye d’en rire, même si ça fini de t’emporter dans le confusion. Même si tu comprends pas tout et que t’as l’impression d’être un con. T’aimerais te prendre à ses lèvres. T’aimerais qu’elle te montre ce que c’est d’aimer sans avoir peur. Elle serait l’enseignante et toi l’élève, toujours pendu à ses lèvres. T’es fatigué des faux semblants, fatiguer de jouer sans jamais te décider à gagner. Tu sais très bien qu’il n’y a qu’une seule raison pour la quelle tu t’es retrouvé, ici, ce soir et pas dans la chambre d’une autre. C’est parce qu’il n’y a plus qu’elle pour donner l’espoir, pour de donner envie d’y croire, mais t’as seulement pas la force de lui demander. Parce que tu sais qu’elle comprendra pas, elle comprendra pas pourquoi tu viens tout gâché parce que t’as décidé de l’aimer. « C’est écris sur sa tronche ! J’ai encore assez de dignité pour pas me frotter à ça… » Tu réplique avec une grimace. Encore une fois elle vient de poignarder en plein coeur. Alors tu n’es que ça à ses yeux ? Un pauvre connard seulement capable de tremper sa queue dans la première blondasse qui passe ? Tu le sais que c’est vrai, mais t’as toujours fait ça avec un minimum de dignité, en sachant te respecter. Seulement parce que t’es plus capable d’aimer, alors tu préfère tirer et te sauver pour ne pas assumer. Tu veux pas qu’elle pense ça de toi, tu veux pas qu’elle te voit comme ça, tu veux pas qu’elle dise ça de toi. Parce que pour elle tu serais capable de valoir mieux que ça. Ce que tu veux c’est la prendre dans tes bras. L’emmené là bas au loin, où tout va bien. Qu’elle puisse voir qui tu es vraiment, qui tu es sans ce masque d’arnaqueur juste bon à détruire les coeurs. Alors tu te laisse aller à la prendre dans tes bras, tout contre toi. Tu t’es donné du courage avec une misérable gorgée d’alcool, comme si ça pouvait t’aider, comme si ça pouvait te donner le courage de tenter ce que tu n’as jamais essayé. Tu te laisse aller à sourire en l’écoutant rire. Tu te laisser aller à savourer ce moment, comme si c’était le dernier, comme si demain une page aller se tourner. Elle aussi elle se laisse aller, sa sauvagerie envolée. Elle vient même chanter à ton oreille, des mots doux, simples, sans orgueil. Comme si elle était déjà trop loin pour savoir ce qu’elle fait, pour savoir dans quoi elle s’est embarquée. C’est trop tard, elle vient de sceller vos deux coeurs fracassés. Parce que tu peux plus faire semblant, tu peux plus faire comme si c’était pas important. T’es sentiments viennent crier dans ta tête, ton coeur vient vomir sur ton courage. Ravagé, tiraillé, tu ne peux que succomber et l’embrasser. Pas comme elle l’a fait plutôt, non. C’est plus puissant, plus grand, plus beau, ça t’emporte encore plus haut. Ça vient libérer tout ce que tu essayais de cacher au fond de toi. T’oubli que tu pourrais le regretter, t’oubli que t’as passé la limite à ne pas dépasser, t’oubli que t’avais pas le droit de t’y attacher. Tu refuse d’entendre cette voix à l’intérieur de toi. Celle qui te gueule d’arrêter, celle qui te gueule que tu dois la repousser et t’excuser. Non, tu t’accroche à elle pour qu’elle te porte avec ses ailles. Parce que t’es trop égoïste pour passer à côté, pour la relâcher. Tes mains se font curieuses sous son misérable haut, encore seule barrière entre vous. Tes lèvres se font plus gourmandes sur les siennes que t’as cessé de goûter pour à présent les violer. Tu veux pas lui laisser l’occasion de te repousser, tu veux seulement qu’elle puisse te désirer. Qu’elle se laisse aller, qu’elle se laisse porter, qu’elle te laisse lui montrer que t’es capable de l’aimer. Alors tu la relâche pas, tu continu de la garder contre toi, comme s’il n’y avait que ça pour te garder en vie. Avec tes mains tu va visiter ce qu’elle s’est appliqué à te montrer pour ensuite mieux te le cacher. Tu veux t’imprégner de chaque parcelle de son corps, avant qu’elle renonce et que tout ça soit mort. Parce que tu lui donne encore le choix d’y renoncer, encore le choix de t’arrêter, même si c’est à regret.


   
(c) fiche:WILD BIRD & gifs:gifs hunt c l o s e d

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MessageSujet: Re: les secondes à la regarder, sous son ombrelle se dénuder.   Dim 11 Jan - 11:38


elle avait les yeux des pixels
yuri & jules

Tu comprends pas ce qu'il se passe dans ta tête vidée, Jules. T'as juste envie de voir un autre crépuscule, de passer la soirée et la matinée en compagnie de l'astre qui est né. De l'astre qui évolue à tes côtés. Yuri.
Parce que tu peux pas t'empêcher de graviter autour de lui. Tu peux pas t'empêcher de crouler sous les envies. L'embrasser. Le toucher. T'en amouracher. Alors même que tu sais que tu n'en as pas le droit ; que tu devrais te contrôler pour mieux lui résister. Pour mieux résister à ce charme qu'il opère sur chaque midinette et auquel tu dois te refuser.
Parce que t'as de la chance, Jules, d'être amie avec lui. Parce que tu dois pas, Jules, tout gâcher avec lui. Mais en même temps, t'aimerais juste cracher sur votre amitié, pour mieux succomber. Parce que si ça continue, Yuri, il va baiser sur ta tombe.
Et puis t'es fatiguée, Jules, de toujours le repousser. De toujours effleurer du bout des doigts l'idée qu'il soit tient, qu'il t'appartient, et de ne jamais l'enserrer, la piéger entre tes bras avides et aussi trop vides. Mais Yuri, c'est pas un oiseau qu'on enferme en cage. Il a besoin d'étirer ses longues ailes, pleines de poussière. Il a besoin de s'envoler, toujours plus haut, de forniquer les autres et de montrer à quel point il est beau. A quel point il est majestueux. A quel point, à deux, c'est pas mieux. Parce que Yuri, c'est un solitaire. C'est pas un solidaire.
Mais que toi, Jules, tu peux compter sur lui. Que toi, Jules, t'as la chance d'être respectée ; et que des fois, Jules, t'aimerais l'envoyer valser cette putain de chance qui t'empêche de t'y lier. T'aimerais l'attacher dans ton lit, faire de lui ton esclave pour que jamais il ne soit hors de portée, et simplement l'aimer.

Mais c'est pas ça l'amour avec un grand A, Jules, tu le sais. Et puis, de toute façon, tu saurais même pas dire si tu l'aimes. Ce serait se poser trop de questions. Ce serait se retrancher trop profondément dans les abysses de ton âme, dans les tréfonds inondés de ton myocarde malade.
T'en as assez, Jules, de jouer. T'en as assez de répliquer pour mieux le blesser, comme il le fait avec toi sans le vouloir, juste parce qu'il aime poser son doigt sur les éléments qui font mal. C'est sûr, tu penses pas que c'est qu'un gros con qui se fiche des nanas et veut juste tremper son biscuit... Mais t'es agacée ; usée de sans cesse le voir avec une autre fille au bras, et de ne pouvoir être qu'une amie à qui il parle, à qui il conte ses aventures et pas l'une d'elles.
Alors tu te laisses aller contre lui, et il te serre plus fort encore. T'aimerais que le temps s'arrête, pour que jamais ce moment ne cesse. Pour que la réalité, jamais, ne vous rattrape et ne vous enserre. Parce que toi, t'as juste besoin de Yuri. T'as plus envie de lui comme un ami. Tu voudrais juste pouvoir t'asseoir sur ses genoux et te blottir dans ses bras dès que l'envie s'abat sur toi.
Et puis soudainement, il t'embrasse. T'as l'impression que le sol se dérobe sous tes pieds, tellement ton cœur tente de s'envoler. Il manque d'ailleurs quelques battements, alors tu l'embrasses déjà plus avidement. Tes mains viennent enlacer son visage, se perdent parfois dans ses cheveux noirs alors que le soir semble avoir fait son effet ; semble vous avoir dévasté.
Tu te colles encore davantage contre son corps, refusant que de l'air puisse passer entre vous et vous séparer. Tu sais pas depuis combien de temps tu fantasmes sur ce moment. Mais ce baiser irradie ton bas-ventre, irradie de chaleur ton coeur.
Un léger gémissement s'échappe de tes lèvres lorsque ses doigts frôlent la peau de ton ventre et se font plus aventureuses, et tu sais dans un recoin lointain de ton esprit meurtri que vous ne devriez pas ; que vous allez dans le mauvais endroit. Vers le chemin qui sonnera le glas de votre fin. Mais tu t'en fous, Jules, t'aimes bien trop ses baisers enfiévrés. T'aimes trop ses mains qui te lacèrent, te déchirent et t'aiment. Alors toi aussi, tu te montres avides, gourmande, et tu explores la peau fine de son ventre, de ses bras, de tout ce que tu peux toucher alors que tu peux pas arrêter de l'embrasser. T'as envie de lui comme t'as jamais eu envie de personne auparavant.

T'as l'impression que tu vas mourir si bientôt, il ne t'arrache pas tes vêtements. T'as l'impression que tu vas mourir, si bientôt ses lèvres ne se déposent pas sur chaque parcelle de ta peau.
Mais t'as surtout l'impression que Yuri et toi, c'est fini.
Plus jamais ce ne sera comme avant.
Parce que vous avez été trop loin.
Parce qu'il semble que vous vous aimiez trop pour rester de simples copains, et cesser d'être des idiots.

- Yuri...

Tu murmures, pour l'inciter à toujours continuer, à toujours continuer de t'arracher les quelques parcelles de raison qu'il te reste.
Même si vous en arriviez à ne plus jamais vous côtoyer, tu ne pourrais pas regretter. Parce que cette nuit, il va t'aimer.

crackle bones
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les secondes à la regarder, sous son ombrelle se dénuder.

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